Barcelone-Chelsea : la décision se fera au retour.

Publié le par Etienne MARTIN

   Comme souvent à ce niveau de la compétition, la match aller n’a pas suffi à donner le nom de l’équipe qui ira en finale de la Ligue des Champions. Face à une équipe de Chelsea venue chercher le match nul, l’armada offensive du Barça n’est pas parvenue à percer le coffre-fort londonien. C’est donc désormais Chelsea qui apparaît le mieux placé pour se qualifier, avant le match décisif à Stamford Bridge.       Cette fois, Messi and co sont restés muets. C’est assez rare pour être notifié, surtout lorsque ce phénomène se produit en demi-finale de Ligue des Champions. Il faut dire que l’adversaire présent au Camp Nou hier soir n’avait pas grand-chose à voir avec la passoire munichoise. L’arrière-garde londonienne – composée de Bosingwa, Terry, Alex et Ivanovic - sans être brillantissime, a bien fait son boulot. Certes, Barcelone a dominé, et il aura fallu un très bon Petr Cech pour préserver le match nul. En détournant un puissant tir d’Henry en première mi-temps, mais surtout en gagnant deux duels décisifs face à Eto’o et Hleb en seconde période. Chelsea aurait même pu réaliser le hold-up parfait si Drogba avait eu la bonne idée de transformer son face-à-face avec Valdes, à la suite d’une passe en retrait catastrophique de Rafael Marquez. Aussi franche soit-elle, ce fut la seule occasion de Chelsea. Les Britanniques se sont ensuite cantonnés en défense, laissant l’attaquant ivoirien seul au monde, en pointe, dans un rôle ô combien ingrat. Mais force est de constater qu’ils ont réussi leur coup. En titularisant le puissant Obi Mikkel en milieu de terrain aux côtés des deux charognards Essien et Ballack, Hiddink avait souhaité muscler son milieu de terrain pour museler les deux rampes de lancement que constituent Xavi et Iniesta. Pari réussi. Les deux champions d’Europe n’ont pas eu leur rayonnement habituel. Même constat pour Henry et Eto’o, ainsi que pour Léo Messi qui, en dépit de quelques accélérations intéressantes, ne s’est jamais montré extrêmement dangereux. Dans le camp adverse, cet état de fait est aussi valable pour Frank Lampard, auteur d’une saison époustouflante, complètement invisible hier soir. En bref, et même si ces deux formations ont montré qu’elles n’étaient pas là par hasard, les rugueux défenseurs se sont davantage illustrés que les présumés stars tant attendus. Pourtant, un vainqueur, il en faudra un. Rendez-vous à Londres.

Publicité

Publié dans Autres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
je n'ai pas vu le match. mais je suis bien content du résultat. Faut qu'on arrête de croire que barcelone est une équipe de mutants, des rouleaux compresseurs qui écrasent tout le monde (le seul mutant que je connaisse s'appelle Nadal). Ca leur remet du plomb dans l'aile et les fait redescendre de leur piédestal. On verra ce qu'ils ont vraiment dans les tripes au match retour.
Répondre