Ligue 1: les revanchards contre les attendus? (Partie 1: Lyon)
Le 8 août débute le nouveau championnat de Ligue 1 et le lot d'interrogations qui va avec. Le marché estival a été mouvementé, pour les grosses écuries, et tout n'est pas encore prêt chez certains. Les pronostics vont bon train, autant sur le plan individuel (pour certains joueurs très attendus ou entraîneurs) que sur le plan collectif (quel club sera champion, quel sera le podium). La saison précédente était celle du "retour du suspense", de "la chute du Roi Lyon" ou encore du "PLM" (Paris, Lyon, Marseille) etc...Et cette saison alors? libertyfoot pointe du doigt une chose, plus que jamais, il y a une compétition entre les revanchards et les attendus, ce qui est l'objet d'un dossier dont voici la première partie.
Partie 1 Lyon: ambitieux, séducteur et...revanchard!
Jean-Michel Aulas l'a bien compris, il va falloir se reprendre cette saison et pour cela, il va falloir séduire! En bon chef de file, de guerre et d'entreprise, il a entrepris: nom de code, opération séduction! Il faut séduire tout le monde: les joueurs pour qu'ils signent ou restent, le public qui commence à faire la gueule et aussi les médias qui commencent à aller draguer du côté de chez "Dédé", sur la Canebière...
Lyon, l'ambitieux embêté, est dans une nouvelle posture, celle du revanchard. En ce moment, on attend beaucoup de Marseille que l'on voit comme une armée qui partira en campagne européenne de façon décomplexée, jusqu'en quart de finale...Lyon est embêté parce qu'il ne peut pas se retrouver "la truffe dans l'eau" encore une fois. Il ne faut pas oublier que la saison passée, il y avait de l'ennuie, des déconvenues, pas de titre, des tensions internes et pourtant, de grandes ambitions (avec Benzema qui sortait d'une grande saison et l'arrivée de Puel).
Lyon est donc un revanchard, lui qui part dans une position qu'il n'avait plus connu depuis bien longtemps avec, en plus, du renouveau à tous les niveaux: un recrutement pas encore bouclé (ce qui est rare à Lyon à ce moment de la saison), des départs importants et de grosses arrivées, sur lesquelles on a peu, ou pas, de certitudes, et un Puel dans l'obligation de résultats. Ajoutons à cela l'autre obligation, dont on faisait précédemment référence: la séduction! Après avoir pratiqué un niveau de jeu indigne et proposé qu'un spectacle en perdition, Lyon va devoir jouer réellement au ballon, prendre le jeu à son compte (au moins à la maison), d'autant plus que les supporters ont perdu Benzema et Juninho, les deux derniers joueurs dans l'effectif qui éblouissaient, encore un peu, un Gerland bien terne l'année dernière.
Aulas est fier et ambitieux, et il est clair que le précédent exercice est synonyme de grande douleur pour lui. Lyon ne s'étend pas trop sur ses objectifs, jusqu'alors, mais il est évident que c'est le titre et cette fois, passer les 8e de Ligue des Champions. Ceci est motivé par un esprit de revanche, sur plusieurs points: laver l'affront de la saison passée sur le plan sportif, prouver à tous et notamment aux médias, que Lyon est capable de combattre quand les "gros" sont performants (pour répondre à ceux qui disaient que Lyon était champion parce que les Paris, Marseille et autres étaient défaillants) et surtout une revanche contre le manque de reconnaisance et de ferveur. Lyon n'est pas un club très populaire, selon Aulas, ce qui est injuste, alors qu'il y a eu les 7 titres et des grands noms qui sont passés jouer à Gerland. A l'OL on jalouse Paris, Marseille voire même Saint-Etienne.
D'un point de vue individuel, il y a pas mal de revanchards, acquis à la cause du club, à commencer par le coach qui se fait bien discret, mais qui veut prouver qu'il est capable d'entraîner un gros club. Ensuite, il y a un certain nombre de joueurs, ceux qui ont connu la reconnaissance puis les critiques, il y a peu: Cris, Toulalan, Piquionne, Ederson, Mensah, Kallstrom. Mais aussi Govou et Bodmer, mais eux, pour le fait qu'ils aient été blessés et souhaitent revenir à leur meilleur niveau. Cissokho, le nouveau, a deux raisons de l'être: pour prouver aux dirigeants de Milan qu'ils auraient du le prendre, et aussi pour prouver son talent aux recruteurs français qui ne l'ont pas détecté quand il était à Gueugnon. Finalement, il n'y a que Bastos et Lisandro Lopez qui n'aient pas de raison d'être revanchards, eux qui sont "attendus": comme remplaçant de Benzema pour l'Argentin et de Juninho et Malouda à la fois, pour le Brésilien. On peut d'ailleurs constater que Lyon tente, prend des risques, en misant très cher sur des joueurs dont on ne connaît pas la réelle capacité à évoluer et réussir à un tel niveau. Lisandro Lopez a été acheté très cher, tout comme Cissokho, qui n'a fait, en fait, que six très bons mois à Porto. Bastos est une référence de la Ligue 1 depuis deux saisons et c'est peut être, sur les trois, celui dont on doute le moins de la réussite. Même si à Lyon, il devra éléver son niveau de jeu.
A l'OL, ça ne sent plus vraiment la fin de cycle, puisque le cycle précédent est définitivement terminé! C'est une nouvelle ère qui s'ouvre. L'animal est au pied du mur: on sent qu'il tente, prend des risques, des iniatives pour bien réagir et repartir sur de bonnes bases. On remarque, quand même, qu'il y a beaucoup d'incertitudes, tant sur les futurs résultats, le rapport qualité-prix du recrutement, les choix éffectués (quid de l'achat d'un grand défenseur?) et la réussite des négociations actuelles. La popularité passe par des résultats, le succés et la gloire de grands joueurs et Lyon a besoin d'un grand match référence (ou d'une campagne référence) en Coupe d'Europe. La séduction, ça a du bon, mais il ne faut pas faire les choses à l'envers ou viser "trop haut, trop vite" car sinon, gare au...râteau.
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