Quand l'Italie coule, l'Espagne entre dans l'histoire

Publié le par Nicolas BERNARD

Destins opposés pour le champion du Monde et le champion d'Europe. Alors que l'on attendait un Espagne-Italie en demie, ce sera finalement un Espagne-USA... Déjà battue par l'Egypte trois jours plus tôt (0-1), l'Italie a reçu une belle leçon face au Brésil, dimanche (0-3), et dit donc adieu à la Coupe des Confédérations. La Seleçao a pris rendez-vous avec l'Espagne en finale qui, pendant ce temps là, ne finit plus de gagner et d'écrire une belle histoire.

 

Les hommes de Marcello Lippi quittent, honteux, la compétition dans laquelle ils n’auront existé que pendant un seul match, face aux Etats-Unis (victoire 3-1). Contre le Brésil, il y avait une classe d’écart. La Squadra Azzura a pris l'eau face à une équipe joueuse, maître de son sujet, décomplexée et organisée. Et puis, les Italiens n’y étaient pas, parce que perdus et amorphes. Les bons joueurs sont venus mais on ne les a pas vu: Toni, Camoranesi, Zambrotta, Cannavaro, Buffon, De Rossi, Pirlo…Lippi venait pour évaluer son groupe, il ne s'était pas contenté de venir avec des débutants et pour une sorte de répétition, un an avant la coupe du Monde, c’est loin d’être rassurant...

Une mauvaise Squadra Azzura et un bon Brésil, qui lui rassure les siens et surtout son sélectionneur, Dunga. Des automatismes et des certitudes, un milieu costaud (Felipe Melo, Gilberto Silva et Ramires) qui récupère et joue pour les trois offensifs talentueux (Kakà, Luis Fabiano et Robinho). Kakà est plus que jamais le moteur, le créateur et l’organisateur. Luis Fabiano avec deux buts en 8 minutes a assomé les Italiens, et s’impose, de plus en plus, dans cette équipe, en faisant presque oublier Adriano ou Ronaldo…


Le malheur de l’Italie fait le bonheur des Etats-Unis qui se qualifient pour les demi-finales grâce à leur victoire(3-0) contre l‘Egypte. Les Egyptiens avaient pourtant fait impression lors des deux premiers matches, face au Brésil (courte défaite 4-3) puis face à l'Italie (victoire 1-0). Mais les Américains ont des ressources. Après deux défaites lors des deux premiers matches, ils ont réalisé le coup parfait dimanche, en profitant du faux-pas de l'Italie.


L’autre nation qui a fait carton plein (3 victoires) en ayant la maîtrise du jeu, comme le Brésil, est l’Espagne. Vainqueur (2-0) de l'Afrique du Sud, la Roja avec neuf points a dominé son groupe sans douter et en tenant le ballon. Sans forcer son talent, la victoire (2-0) sur une bien faible équipe d'Afrique du Sud lui permet de se mettre dans la poche deux records : le nombre de matches internationaux d'affilée sans concéder de défaite (35), le nombre de matches remportés consécutivement (15). Qualifiés avant même cette dernière rencontre, les champions d'Europe n'ont jamais donné l'impression de souffrir dans ce tournoi. 

L'Espagne va-t-elle tenir son record d'invincibilité, elle qui espère conquérir un nouveau titre, un an après l'Euro? Alors que tout le monde espère une finale face au Brésil, si cela se confirme, il est certain que l'Espagne trouvera face à elle un collectif du même calibre que le sien. Un collectif composé lui aussi de technique, avec un vrai sens tactique, qui cherche la maîtrise du jeu et ponctué de belles individualités...


Les demi-finales

Mercredi 24 juin, 19h30: Espagne-Etats-Unis

Jeudi 25 juin, 19h30: Bresil-Afrique du Sud


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S
et vous verrez que l'Italie ira au moins en quart au mondial! comme d'habitude! ..<br /> <br /> Sinon, du changement sur mon blog : j'ai ajouté une rubrique "transferts jour par jour" (sur la droite du blog. Voilà, si ça t'intéresses... tchao! :)
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K
Je rejoins ce que tu disais sur mon blog au moment de la présentation des équipes: cette Coupe des Confédérations a vraiment de la gueule.<br /> L'Italie semble en fin de cycle, c'est inéluctable. J'ai l'impression qu'en fait au lieu d'innover on a voulu revenir au passé en rappelant Lippi qui au final a gardé les mêmes joueurs plus quelques uns de ses chouchous (Gilardino, Iaquinta) qui étaient exclus par Donadoni. Au final, on a la même ossature vieillissante que celle qui avait gagné le Mondial mais qui a aussi échoué à l'Euro. Bref, gros chantier en perspective à un an du Mondial.<br /> Le Brésil est impressionnant de maîtrise collective et d'équilibre entre un milieu costaud que Dunga a voulu à son image et une attaque tout en vitesse et en technique. A noter cette stat assez parlante sur Luis Fabiano: 19 buts en 30 sélections!! Derrière, les Américains se sont qualifiés miraculeusement mais légitimement puisqu'il ne se sont pas découragés face à l'Egypte et qu'ils n'étaient pas mal non plus face à l'Italie, contre laquelle ils auraient pu espérer mieux sans un arbitrage défavorable.<br /> Rien à dire sur l'Espagne, dans un fauteuil durant ce premier tour comme depuis deux ans et demi en fait. Le groupe était tout de même assez faible et le fait de voir l'Afrique du Sud décrocher la deuxième place a quelque chose de logique au vu de l'incroyable inefficacité offensive de l'Irak et de la Nouvelle-Zélande.<br /> Voila, à bientôt!!
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V
Quel but de David Villa ! Contrôle poitrine frappe enchainé du gauche...c'est quelque chose ce type ! Valence a réussi à le conserver jusque là, qu'ils s'estiment heureux, c'est un très grand attaquant. Sur l'action, il loupe le péno, il a pas vraiment eu le temps de douter ensuite, ça a fait mouche, c'est bien pour lui.
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