Quand l'Italie coule, l'Espagne entre dans l'histoire
Destins opposés pour le champion du Monde et le champion d'Europe. Alors que l'on attendait un Espagne-Italie en demie, ce sera finalement un Espagne-USA... Déjà battue par l'Egypte trois jours plus tôt (0-1), l'Italie a reçu une belle leçon face au Brésil, dimanche (0-3), et dit donc adieu à la Coupe des Confédérations. La Seleçao a pris rendez-vous avec l'Espagne en finale qui, pendant ce temps là, ne finit plus de gagner et d'écrire une belle histoire.
Les hommes de Marcello Lippi quittent, honteux, la compétition dans laquelle ils n’auront existé que pendant un seul match, face aux Etats-Unis (victoire 3-1). Contre le Brésil, il y avait une classe d’écart. La Squadra Azzura a pris l'eau face à une équipe joueuse, maître de son sujet, décomplexée et organisée. Et puis, les Italiens n’y étaient pas, parce que perdus et amorphes. Les bons joueurs sont venus mais on ne les a pas vu: Toni, Camoranesi, Zambrotta, Cannavaro, Buffon, De Rossi, Pirlo…Lippi venait pour évaluer son groupe, il ne s'était pas contenté de venir avec des débutants et pour une sorte de répétition, un an avant la coupe du Monde, c’est loin d’être rassurant...
Une mauvaise Squadra Azzura et un bon Brésil, qui lui rassure les siens et surtout son sélectionneur, Dunga. Des automatismes et des certitudes, un milieu costaud (Felipe Melo, Gilberto Silva et Ramires) qui récupère et joue pour les trois offensifs talentueux (Kakà, Luis Fabiano et Robinho). Kakà est plus que jamais le moteur, le créateur et l’organisateur. Luis Fabiano avec deux buts en 8 minutes a assomé les Italiens, et s’impose, de plus en plus, dans cette équipe, en faisant presque oublier Adriano ou Ronaldo…
Le malheur de l’Italie fait le bonheur des Etats-Unis qui se qualifient pour les demi-finales grâce à leur victoire(3-0) contre l‘Egypte. Les Egyptiens avaient pourtant fait impression lors des deux premiers matches, face au Brésil (courte défaite 4-3) puis face à l'Italie (victoire 1-0). Mais les Américains ont des ressources. Après deux défaites lors des deux premiers matches, ils ont réalisé le coup parfait dimanche, en profitant du faux-pas de l'Italie.
L’autre nation qui a fait carton plein (3 victoires) en ayant la maîtrise du jeu, comme le Brésil, est l’Espagne. Vainqueur (2-0) de l'Afrique du Sud, la Roja avec neuf points a dominé son groupe sans douter et en tenant le ballon. Sans forcer son talent, la victoire (2-0) sur une bien faible équipe d'Afrique du Sud lui permet de se mettre dans la poche deux records : le nombre de matches internationaux d'affilée sans concéder de défaite (35), le nombre de matches remportés consécutivement (15). Qualifiés avant même cette dernière rencontre, les champions d'Europe n'ont jamais donné l'impression de souffrir dans ce tournoi.
L'Espagne va-t-elle tenir son record d'invincibilité, elle qui espère conquérir un nouveau titre, un an après l'Euro? Alors que tout le monde espère une finale face au Brésil, si cela se confirme, il est certain que l'Espagne trouvera face à elle un collectif du même calibre que le sien. Un collectif composé lui aussi de technique, avec un vrai sens tactique, qui cherche la maîtrise du jeu et ponctué de belles individualités...
Les demi-finales
Mercredi 24 juin, 19h30: Espagne-Etats-Unis
Jeudi 25 juin, 19h30: Bresil-Afrique du Sud