L'UEFA s'éteint en Ukraine, sans être passée par la France
A Istanbul, s'est terminée l'histoire de la Coupe de l'UEFA, désormais remplacée par l'Europa League. Pour ses adieux, l'histoire de la petite Coupe d'Europe s'est achevée sur une "première": par une rencontre entre deux clubs qui n'avaient jamais été finalistes de cette compétition européenne. Une "dernière" sans "cadors européens" et serrée, Donetsk a eu le dernier mot pendant les prolongations (1-2, voir vidéo).
Le Werder Brême a déçu en finale, après avoir séduit lors de la demi-finale à Hambourg. La première raison de cet échec, les absences de trois joueurs cadres: Mertesacker, défenseur international allemand, Diego, le meneur de jeu brésilen qui a signé à la Juventus Turin et Hugo Almeida, attaquant international portugais. De ce fait, la défense était moins rassurante, Pizzaro était trop seul devant et surtout, sans Diego, le jeu offensif semblait désorganisé.
La deuxième raison est que, tout simplement, l'adversaire était motivé, talentueux et mieux inspiré. Le Chakhtior Donetsk s'est encore illustré grâce à ses Brésiliens et son capitaine Srna. Même si le coup-franc de Naldo permit aux Allemands d'espérer, Jadson et Luis Adriano ont fait gagner la meilleur équipe de cette rencontre.
Si cette finale a eu le mérite d'offrir une première Coupe d'Europe à l'Ukraine a l'issue d'une rencontre inédite, elle a aussi laissé un goût amer aux Français...Cette compétition disparaît sans que la France ne l'ait gagné...Pourtant, 6 clubs étaient présents au départ (Nancy, Rennes, Marseille, Bordeaux, Paris et Saint-Etienne). Sans diminuer la performance de Donetsk, le niveau de cette finale ne fut pas exceptionnel, on aurait pu imaginer aisément un club de Ligue 1 tenir tête à cette équipe ukrainienne. La différence entre ce vainqueur et nos chers clubs français est que lui a joué, a bien joué et a tout donné, nos representants, non. C'est bien cette année que l'on pouvait espérer, surtout que l'on avait nos deux équipes de tête de Ligue 1 (Bordeaux et Marseille) et nos deux vainqueurs en Coupe d'Europe (PSG et M arseille). Il ne nous reste plus qu'à espérer que les clubs français arrêtent de sous-estimer ses adversaires venant des pays de 'Est, qu'ils ne dévaluent pas l'Europa League comme la Coupe de l'UEFA et qu'ils posent comme objectif majeur de gagner, et de se donner les moyens de gagner, cette "nouvelle petite Coupe d'Europe"...