Rennes-Guingamp : la Ligue 1 fait la gueule
Hier, au stade de France, l'En Avant Guingamp a dominé le Stade Rennais (2-1) et a remporté, contre toutes attentes, la Coupe de France version 2008/09, au cours d'une finale aux accents celtiques. Un superbe exploit de la part de ce club de Ligue 2, qui a profité de l'apathie de décevants Rennais, pourtant archi-favoris. Un résultat qui ne manque pas de poser à nouveau, en toile de fond, le problème du niveau d'une Ligue 1 qui ne cesse de décevoir.

Au menu de la finale de cette 92ème édition de la Coupe de France, un match qui sentait bon le sable armoricain : Rennes-Guingamp. Plus concrètement, une opposition entre le 7ème de Ligue 1 et le 13ème de Ligue 2. Pas franchement bandant comme affiche, n'en déplaise aux supporters des deux clubs. Preuve aussi que, à l'image de la Coupe UEFA à l'échelle continentale, la Coupe de France n'est plus une priorité pour les grosses cylindrées de l'élite. A l'heure actuelle, le championnat semble concentrer toutes les attentions, au détriment, forcément, des autres compétitions nationales. Ce qui explique qu'aucun des ténors de la Ligue 1 ne prenait part à cette finale.
En première mi-temps, le match tient d'ailleurs toutes ses promesses : peu de jeu, de mouvement et d'occasions, et ce sont les Guingampais qui, globalement, jouent le mieux. Décomplexés, emmenés par un Wilson Oruma revenu à son meilleur niveau, les tauliers du Roudourou gênent considérablement le voisin rennais. Il faut attendre la 40ème minute pour voir les pensionnaires de Ligue 1 sortir de leur torpeur. Jérôme Leroy, bénéficiant d'un contre favorable aux 20 mètres, amorce une magnifique reprise de volée du pied gauche. Le tir de l'ex Parisien-Marseillais s'écrase sur la barre transversale d'un Gauclin archi-battu.
En deuxième période, les débats s'animent, et la formation d'Ile-et-Vilaine commence à rappeler son statut. Sur une passe de Leroy, le prometteur Moussa Sow se présente tout seul face au portier guingampais. Alors qu'il peut la jouer fine, le buteur rennais bourrine à boulet rouge. Barre transversale, une nouvelle fois. C'est le tournant du match. Un gros quart d'heure plus tard, Rennes bénéficie d'un coup-franc aux abords de la surface. Cheyrou centre dans le tas, le Ricain Bocanegra reprend de la tête, à bout portant. 1-0 pour Rennes.
Paradoxalement, c'est le moment que vont choisir les Rennais, déjà pas fabuleux jusque là, pour sortir complétement de leur match. Dans la foulée du premier but, le défenseur guingampais Felipe balance devant. Mbia se loupe et Hansson, involontairement, délivre une magnifique passe décisive pour son adversaire Eduardo. Seul face au but, le Brésilien ne laisse aucune chance à Douchez, qui avait pourtant réussi à garder sa cage inviolée depuis le début de la compétition. Guingamp égalise, le kop qui se trouve dérrière le but rennais est au bord de la crise d'épilepsie.
Dix minutes plus tard, rebelote. Sur un énième ballon perdu par les Rennais, Mathis récupère et décale son avant-centre auriverde. L'adroit Eduardo prend son temps et ajuste Douchez d'un tir croisé. Cette fois, les supporters guingampais perdent définitivement la raison. Incapables de réagir, les coéquipers de Jimmy Briand, toujours bléssé, laissent filer l'occasion de remporter ce titre qui leur échappe depuis 1971. Guingamp devient le second club de seconde division à remporter la Coupe de France, cinquante ans après Le Havre.
Félicitations aux Guingampais donc, qui n'ont absolument pas volé leur trophée. Evidemment, le non-match de Rennes replace sur le devant de la scène le problème du médiocre niveau de notre élite. Comme l'a fait Guy Lacombe, la traditionnelle langue de bois franco-française nous pousserait à dire que la bande à Victor Zvunka n'a rien à faire en Ligue 2, et mériterait largement d'évoluer au niveau au-dessus. Mais le classement infirme cette hypothèse : Guingamp n'est que treizième de Ligue 2, à cinq petits points du premier relégable ! Pourtant hier, Rennes n'a jamais été vraiment en mesure de montrer sa supériorité. Bien sûr, cela n'enlève rien à la beauté du parcours guingampais. Mais force est de constater que la Ligue 1 afflige de plus en plus.

Au menu de la finale de cette 92ème édition de la Coupe de France, un match qui sentait bon le sable armoricain : Rennes-Guingamp. Plus concrètement, une opposition entre le 7ème de Ligue 1 et le 13ème de Ligue 2. Pas franchement bandant comme affiche, n'en déplaise aux supporters des deux clubs. Preuve aussi que, à l'image de la Coupe UEFA à l'échelle continentale, la Coupe de France n'est plus une priorité pour les grosses cylindrées de l'élite. A l'heure actuelle, le championnat semble concentrer toutes les attentions, au détriment, forcément, des autres compétitions nationales. Ce qui explique qu'aucun des ténors de la Ligue 1 ne prenait part à cette finale.
En première mi-temps, le match tient d'ailleurs toutes ses promesses : peu de jeu, de mouvement et d'occasions, et ce sont les Guingampais qui, globalement, jouent le mieux. Décomplexés, emmenés par un Wilson Oruma revenu à son meilleur niveau, les tauliers du Roudourou gênent considérablement le voisin rennais. Il faut attendre la 40ème minute pour voir les pensionnaires de Ligue 1 sortir de leur torpeur. Jérôme Leroy, bénéficiant d'un contre favorable aux 20 mètres, amorce une magnifique reprise de volée du pied gauche. Le tir de l'ex Parisien-Marseillais s'écrase sur la barre transversale d'un Gauclin archi-battu.
En deuxième période, les débats s'animent, et la formation d'Ile-et-Vilaine commence à rappeler son statut. Sur une passe de Leroy, le prometteur Moussa Sow se présente tout seul face au portier guingampais. Alors qu'il peut la jouer fine, le buteur rennais bourrine à boulet rouge. Barre transversale, une nouvelle fois. C'est le tournant du match. Un gros quart d'heure plus tard, Rennes bénéficie d'un coup-franc aux abords de la surface. Cheyrou centre dans le tas, le Ricain Bocanegra reprend de la tête, à bout portant. 1-0 pour Rennes.
Paradoxalement, c'est le moment que vont choisir les Rennais, déjà pas fabuleux jusque là, pour sortir complétement de leur match. Dans la foulée du premier but, le défenseur guingampais Felipe balance devant. Mbia se loupe et Hansson, involontairement, délivre une magnifique passe décisive pour son adversaire Eduardo. Seul face au but, le Brésilien ne laisse aucune chance à Douchez, qui avait pourtant réussi à garder sa cage inviolée depuis le début de la compétition. Guingamp égalise, le kop qui se trouve dérrière le but rennais est au bord de la crise d'épilepsie.
Dix minutes plus tard, rebelote. Sur un énième ballon perdu par les Rennais, Mathis récupère et décale son avant-centre auriverde. L'adroit Eduardo prend son temps et ajuste Douchez d'un tir croisé. Cette fois, les supporters guingampais perdent définitivement la raison. Incapables de réagir, les coéquipers de Jimmy Briand, toujours bléssé, laissent filer l'occasion de remporter ce titre qui leur échappe depuis 1971. Guingamp devient le second club de seconde division à remporter la Coupe de France, cinquante ans après Le Havre.
Félicitations aux Guingampais donc, qui n'ont absolument pas volé leur trophée. Evidemment, le non-match de Rennes replace sur le devant de la scène le problème du médiocre niveau de notre élite. Comme l'a fait Guy Lacombe, la traditionnelle langue de bois franco-française nous pousserait à dire que la bande à Victor Zvunka n'a rien à faire en Ligue 2, et mériterait largement d'évoluer au niveau au-dessus. Mais le classement infirme cette hypothèse : Guingamp n'est que treizième de Ligue 2, à cinq petits points du premier relégable ! Pourtant hier, Rennes n'a jamais été vraiment en mesure de montrer sa supériorité. Bien sûr, cela n'enlève rien à la beauté du parcours guingampais. Mais force est de constater que la Ligue 1 afflige de plus en plus.
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