Barcelone passe à l'italienne
Ce sera finalement le FC Barcelone qui affrontera Manchester United en finale de la Ligue des Champions le 27 mai prochain. Pourtant, hier soir à Stramford Bridge, on a pas vu le vrai Barça. Celui des attaques placées, des dédoublements, des une-deux, des jeux en triangle, des dribbles et des buts à la pelle. Et c'est finalement sur leur premier tir cadré, à la 93ème minute, que les Barcelonais ont égalisé (1-1), écoeurant des Londoniens qui méritaient davantage de se qualifier. 
Au début de cette deuxième demi-finale retour de Ligue des Champions opposant Chelsea et le FC Barcelone, l'équation était relativement simple. Le 0-0 de l'aller n'avait rien apporté, hormis quelques enseignements tactiques pour les techniciens les plus aguerris. Tout se jouait donc sur cette seconde confrontation, en terres londoniennes. Et comme à l'Emirates Sadium mardi, malheur à celui qui arrivait avec dix petites minutes de retard, coincé dans les embouteillages ou bloqué par sa femme. 9ème minute, Frank Lampard hérite d'un ballon à l'angle de la surface de réparation. Sa tentative de centre est contré, et le cuir revient sur Michael Essien. De 25 mètres, l'ancien Lyonnais déclenche une reprise de volée ultra-puissante du pied gauche à la Zizou 2002. Le ballon tape la barre transversale puis rentre dans le but. Incroyable. Christian Jeanpierre et Jean-Michel Larqué couinent d'admiration. Chelsea mène au score, rien n'est fait, mais il n'y aura pas de prolongations.
On attend évidemment une réaction du Barça, formation qui a la douce réputation de pratiquer le meilleur jeu d'Europe, avec ses 100 buts en championnat, dont six passés à l'ennemi madrilène le week-end dernier. Mais cette fois, les Barcelonais ne parviennent pas à tisser leur habituelle toile d'araignée, celle qui a étouffé tant de défenses cette saison. Messi est discret, Eto'o absent, Xavi peine à prendre le jeu à son compte. On se surprend même à regretter l'absence d'Henry. Et c'est donc assez logiquement que Chelsea mène au score à la pause.
En seconde période, on attend toujours l'éruption du volcan catalan. Mais celui-ci ne s'allume pas. A la 67ème minute, Eric Abidal est même sévèrement expulsé pour une faute en position de dernier défenseur. Les affaires des Blaugrana ne s'arrangent pas. Et tout le monde commence à penser que, face à la solidité des Blues, réduit à 10, le Barça de ce soir risque de rester à quai.
Va suivre un certain nombre de décisions contestables de la part de M.Övrebö, l'arbitre de la rencontre. Crâne lisse, dégaine de C.R.S., l'athlétique scandinave ne va pas broncher sur plusieurs interventions musclées de Yaya Touré en pleine surface, mais surtout sur une main de Piqué alors qu'Anelka partait seul au but.
93ème minute. Sur un des rares centres correctement réussis par le nerveux Daniel Alves, Essien rate son dégagement et Messi récupère le ballon. A l'entrée de la surface, le lutin argentin décale Iniesta qui loge le ballon sous la barre de Petr Cech. Jeanpierre s'égosille de nouveau. Les Barcelonais sont qualifiés.
Coup de sifflet final. Les Londoniens s'écroulent un à un, mais tous ont les sentiments de s'être fait baisé la gueule. Ils ne sont pas loin du compte. Car à Stamford Bridge, Barcelone est passé sans créer et sans séduire. Avec un froid réalisme et une efficacité redoutable, comme à l'époque des plus belles heures de la Squadra Azzura. Le football est un sport magnifique, mais parfois aussi terriblement cruel. Si les supporters de Chelsea l'avaient oublié depuis la finale de l'année dernière, ils s'en sont rappelés hier.

Au début de cette deuxième demi-finale retour de Ligue des Champions opposant Chelsea et le FC Barcelone, l'équation était relativement simple. Le 0-0 de l'aller n'avait rien apporté, hormis quelques enseignements tactiques pour les techniciens les plus aguerris. Tout se jouait donc sur cette seconde confrontation, en terres londoniennes. Et comme à l'Emirates Sadium mardi, malheur à celui qui arrivait avec dix petites minutes de retard, coincé dans les embouteillages ou bloqué par sa femme. 9ème minute, Frank Lampard hérite d'un ballon à l'angle de la surface de réparation. Sa tentative de centre est contré, et le cuir revient sur Michael Essien. De 25 mètres, l'ancien Lyonnais déclenche une reprise de volée ultra-puissante du pied gauche à la Zizou 2002. Le ballon tape la barre transversale puis rentre dans le but. Incroyable. Christian Jeanpierre et Jean-Michel Larqué couinent d'admiration. Chelsea mène au score, rien n'est fait, mais il n'y aura pas de prolongations.
On attend évidemment une réaction du Barça, formation qui a la douce réputation de pratiquer le meilleur jeu d'Europe, avec ses 100 buts en championnat, dont six passés à l'ennemi madrilène le week-end dernier. Mais cette fois, les Barcelonais ne parviennent pas à tisser leur habituelle toile d'araignée, celle qui a étouffé tant de défenses cette saison. Messi est discret, Eto'o absent, Xavi peine à prendre le jeu à son compte. On se surprend même à regretter l'absence d'Henry. Et c'est donc assez logiquement que Chelsea mène au score à la pause.
En seconde période, on attend toujours l'éruption du volcan catalan. Mais celui-ci ne s'allume pas. A la 67ème minute, Eric Abidal est même sévèrement expulsé pour une faute en position de dernier défenseur. Les affaires des Blaugrana ne s'arrangent pas. Et tout le monde commence à penser que, face à la solidité des Blues, réduit à 10, le Barça de ce soir risque de rester à quai.
Va suivre un certain nombre de décisions contestables de la part de M.Övrebö, l'arbitre de la rencontre. Crâne lisse, dégaine de C.R.S., l'athlétique scandinave ne va pas broncher sur plusieurs interventions musclées de Yaya Touré en pleine surface, mais surtout sur une main de Piqué alors qu'Anelka partait seul au but.
93ème minute. Sur un des rares centres correctement réussis par le nerveux Daniel Alves, Essien rate son dégagement et Messi récupère le ballon. A l'entrée de la surface, le lutin argentin décale Iniesta qui loge le ballon sous la barre de Petr Cech. Jeanpierre s'égosille de nouveau. Les Barcelonais sont qualifiés.
Coup de sifflet final. Les Londoniens s'écroulent un à un, mais tous ont les sentiments de s'être fait baisé la gueule. Ils ne sont pas loin du compte. Car à Stamford Bridge, Barcelone est passé sans créer et sans séduire. Avec un froid réalisme et une efficacité redoutable, comme à l'époque des plus belles heures de la Squadra Azzura. Le football est un sport magnifique, mais parfois aussi terriblement cruel. Si les supporters de Chelsea l'avaient oublié depuis la finale de l'année dernière, ils s'en sont rappelés hier.
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