0-0, un sommet de Ligue 1...
Paris arrache un nul, flatteur, Lyon cale malgré des efforts...Voici le résumé d'un match dont libertyfoot avait deviné l'issue, en sous estimant l'intérêt...Il est vrai que, quelques heures avant le match, on pouvait se douter que ça se finirait en 0-0 (voir article précédent). Cependant, le match s'est révélé assez plaisant, les deux équipes ont joué le jeu, il y a eu du rythme, mais calmez vous, je vous rassure, le niveau technique fut médiocre, indigne d'un sommet de Ligue 1...J'aurai honte de présenter à un Anglais ou un Espagnol ce match en lui disant: "voici le club de la capitale contre le septuple champion de France"...
A l'annonce des équipes, quelle fut ma surprise de voir que Puel nous avez entendu, il tente autre chose: un 4-2-3-1 avec trois milieux offensifs inédits, de gauche à droite, Mounier, Bodmer et Pjanic! On peut parler d'audace! Paris rentre dans le match avec des intentions et de la détermination mais, au bout d'un quart d'heure, le jeu s'équilibre (50-50 en possession de balle) pour ensuite laisser place à une domination légèrement lyonnaise. On se dit alors que le rythme est plaisant, le PSG joue plus haut qu'à Lille, est Lyon attaque: frappe de Mounier à la 13e minute, tête de Pjanic à la 20e, Frappe de Juninho aux 22 et 23e, frappe de Benzema à la 29e...Cependant Paris semble chercher la solution sans paniquer, par le jeu...En vain, puisque la charnière Boumsong-Cris a l'air de "manger" un duo Giuly-Hoarau peu créatif, maladroit et plutôt mal servi par un Sessegnon en jambe mais avec beaucoup de déchet dans la dernière passe et un Rothen trop bas, trop occupé par le fait que Pjanic reste essentiellement dans l'axe et un Clerc très offensif...Rothen fera son premier centre à la 41e minute, ce qui prouve que Paris attaque qu'à trois et que tout passe par Sessegnon! A la 43e, l'action qui fera couler beaucoup d'encre arrive: Juninho frappe au but , Landreau détourne en corner, sur celui-ci, Benzema reprend de la tête et la balle est touchée par la main de Ceara. L'arbitre assistant réclame penalty, l'arbitre central ne le suit pas...Paris s'en sort bien , à la mi-temps, on se dit que Lyon qui a dominé et fait des efforts pourrait mener au score, malgré tout Paris n'a pas refusé le jeu, mais n'a pas assez écarté sur le plan offensif, les Rothen, Makélélé et Clément, tiennent le coup défensivement mais n'ont aucun apport offensif...
Après une première période plaisante, quelle fut la déception de voir que le rythme de la seconde fut retombé comme un soufflé...Lyon semble brouillon et Paris recule de plus en plus, sans pour autant paniquer...Les actions se font rares. Hoarau obtient, par miracle, un "1 contre 1" à la 56e, qu'il perd face à Lloris. Paris a laissé passé sa chance. Benzema, peu présent depuis la reprise, sonne la charge, Lyon réagit, obtient deux corners, Paris commence à reculer, et Sessegnon prend un jaune gentil à la 61e, pour une faute volontaire qu'il a fait sur Boumsong (pour se venger d'un coup subi juste avant et non sifflé)...Cependant, à part ça, Lyon est trop brouillon et Paris trop serein pour que le match ne se termine pas sur un 0-0. De plus Landreau sort les arrêts qu'il faut: sur Clerc à la 70e et sur Juninho à la 79e...Le tournant, probable du Championnat, se produit à la 83e quand Benzema frappe le poteau, sur une passe de Juninho: Lyon n'est pas verni...Ce n'est pas Paris qui s'en plaindra surtout qu'à partir de la 73e minute, moment auquel Le Guen sort Sessegnon (seul joueur par lequel le jeu offensif parisien pouvait se concrétiser), Paris n'a fait que subir. Les joueurs étaient amorphes. Sur le plan physique, la fin de match parisienne fut inquiétante...Sessegnon fut le premier surpris de sa sortie, Le Guen a sans doute eu peur qu'il craque et fasse une autre faute.
Paris grâce à un Landreau et une charnière défensive solides, récupère un nul flatteur et fait une bonne opération après un nul à Lille et une victoire au Parc. Lyon peut ruminer, surtout si Marseille gagne à Lille. Les Lyonnais ont montré un meilleur visage grâce à Juninho, Mounier et Benzema même si tout ne fut pas digne d'un champion...Et puis l'arbitrage ne semble pas être en leur faveur, tout comme la réussite...
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