Paris perdu!

Publié le par Nicolas BERNARD

  Etre cueilli à froid en Ukraine dés la 3e minute de jeu par Bangoura, ça fait quoi? Quand on est joueur du PSG, ça coupe les jambes, quand on est supporter du PSG, ça résigne: on sait que c'est très mal parti. La mécanique parisienne n'était pas huilée contrairement à celle des Ukrainiens qui savaient comment jouer, avec des joueurs qui se trouvaient, qui bougeaient bien et offraient toujours des solutions au porteur du ballon. On se demande alors, si l'équipe présente sur le terrain est la meilleure du moment pour passer en demi-finale? Pourquoi un 4-3-3? Pourquoi Giuly et Rothen sur le banc? Paris la joue cette coupe UEFA ou pas? A la mi-temps, on en veut pas trop à Landreau ( qui au quart d'heure de jeu boxe le ballon dans son propre but) tant le 2-0 reflète la physionomie de la première période. Comment peut-on laisser autant d'occasions de buts à ce niveau de compétion, si bien sûr l'objectif est de remporter le trophée? Les supporters parisiens connaissant que trop bien leur équipe savent qu'à 2-0 le match est plié, Paris n'est pas une équipe réactive et ils y croient encore moins en voyant Sessegnon complètement amorphe...
   En début de deuxième période, Rothen remplace Clément poste pour poste, il jouera donc demi de terrain gauche dans ce système à trois milieux. D'ailleurs je suis de ceux qui pensent que l'avenir de Rothen passera par ce poste. Paris joue un peu mieux devant, mais à l'image de Sessegnon et Luyindula ça reste brouillon, et Kiev domine toujours les débats et se procure toujours beaucoup trop d'occasions, l'impression que rien ne peut arriver aux Ukrainiens persiste. Et finalement, Paris se fait fesser par les Ukrainiens en prenant un troisième but sur coup franc suite à une mauvaise inspiration de Landreau et là, surprise! Giuly rentre et à la place de Hoarau, il reste une demi-heure à jouer...A quoi bon? Autant faire entrer Jean-Eudes Maurice, pas vrai Le Guen?
   Bref, un arrière goût de ne pas s'être donné les moyens de gagner contre Kiev subsiste...Pas de "fighting spirit", trop de fragilité mentale, des erreurs de Landreau et un adversaire qui voulait forcer le destin en leur faveur grâce à l'envie et au talent...Et un coach parisien qui ne voulait peut-être pas jouer le coup à fond...Trop de raisons qui font que le PSG ne méritait pas, ce soir, de passer.
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Publié dans PSG

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